Un siècle de tradition

À Blanes, les premières références relatives aux lâchers de feux d’artifice remontent à plus de cent ans. Dans la section «Nouvelles et avis» du journal La Nueva Lucha (La Nouvelle Lutte) du 21 juillet 1889, un article évoquait, dans le cadre de la fête patronale, «un splendide chevalet de feux d’artifice dirigé par le pyrotechnicien don Segismundo Abetlla (á) Cugul, originaire de Massanet».

En 1891, l’écrivain Josep Alemany, originaire de Blanes, écrivait dans son journal intime : «Après avoir dîné en compagnie de feux d’artifice, de sérénades, de danses et de boissons, nous fîmes une nuit blanche et commençâmes notre journée de travail à l’usine à 5 heures du matin sans avoir dormi. L’après-midi, avec d’autres amis, nous allâmes manger du poulet à la ratatouille à Santa Cristina.» Dans le numéro spécial du journal de Blanes El Atalaya consacré à la fête patronale, un article faisait référence au 26 juillet 1897 : «À 9 heures, lâcher d’un joli bouquet de feux d’artifice effectué par un pyrotechnicien très renommé.» Et, pour le lendemain 27 juillet, le journal annonçait «le lâcher d’un autre chevalet de feux d’artifice».

Une autre référence permet de se faire une bonne idée de l’ambiance inhérente à ces célébrations : le supplément du journal La Selva consacré à la fête patronale de Blanes de 1906 comprend une description de J. Roig i Ruiz concernant les améliorations des festivités de Blanes. Dans l’article intitulé «Blanes autrefois et aujourd’hui», l’auteur présente une série d’aspects négatifs propres aux anciennes fêtes patronales et les compare avec une série d’améliorations apportées aux activités de la fête d’alors. Parmi les meilleurs moments, il mentionne notamment les tribunes installées pour les feux d’artifice : «Au bout d’une promenade se trouvait une tribune destinée aux feux d’artifice et, partout, on pouvait apprécier une ambiance de joie et le début de la régénération de Blanes.»

La tradition des feux d’artifice de Blanes fut interrompue par la Guerre civile espagnole en 1936, puis relancée lors de la fête patronale de 1944. Depuis lors, des spectacles pyrotechniques ont été organisés chaque année, à l’exception de 2020 et 2021, en raison de l’épidémie de Covid-19.